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24.11.2009

Homélie du 1er dimanche de l'Avent, année C

Homélie du 1er dimanche de l’Avent C

Jr 33, 14-16 ;

Sainte et heureuse année… liturgique ! Elle s’ouvre en effet ce dimanche, premier jour de la semaine. Durant ce temps de réveil et d’espérance, qui nous conduit à Noël, nous serons mobilisés pour un véritable combat. L’objectif étant de préparer, même modestement, une terre nouvelle, plus juste et plus fraternelle. Autrement dit, la rendre plus humaine, et donc plus respectueuse et plus conforme à la volonté du Créateur, que nous appelons Dieu, notre Père. Nous serons d’ailleurs éclairés et guidés toute l’année par l’évangéliste Luc. Un païen converti, toujours très soucieux de l’actualité, et donc de l’incarnation de la Bonne Nouvelle dans la vie quotidienne. Mais notre marche et notre espérance doivent avoir par le fait même un goût de solidarité, comme nous y invitent chaque année les campagnes d'Avent, dont l'"Action Vivre Ensemble". Excellente occasion d’aider des femmes et des hommes en difficulté, de se remettre debout et de relever la tête.

Aujourd’hui, il n’est vraiment pas nécessaire d’ouvrir la Bible pour découvrir des images et des signes de cataclysmes, que l’on imagine, bien à tort, comme l’expression de la colère de Dieu. Il suffit de voir les nombreux drogués de films d’épouvantes et de catastrophes cosmiques. Pas nécessaire non plus d’évoquer un Dieu vengeur et juge impitoyable. Le vrai danger ne vient pas d'en haut mais d'en bas. Car ce sont des causes humaines qui les provoquent. Les guerres, par exemple. Ou les épidémies, famines, trafics d'êtres humains, et toutes les sortes de pollutions, qui menacent l’avenir de la planète. Nous en sommes peut-être des témoins effrayés et des victimes résignées, mais aussi des acteurs inavoués. Or, il existe des remèdes pour empêcher le pire. Certains dépendent de nous, car il y a des comportements et des habitudes à modifier, toutes sortes d’égoïsmes à convertir.

Luc n'est pas très rassurant. C’est vrai. Cependant, le scénario catastrophe de l’Evangile n’est pas là pour nous faire peur. Il veut d’abord dire la fin du monde comme on le faisait au temps de Jésus, et bien des siècles avant lui. Dans le langage juridique de l’Ancien Testament, il y a une tradition de littérature dite apocalyptique, qui utilise un jeu d’images souvent effrayantes à partir de certains faits réels. Ces clichés stéréotypés sont devenus conventionnels et populaires…

Il y a aussi un côté positif. Ces images sont utilisées pour manifester le triomphe de Dieu du Bien sur le mal. Ce qui est une bonne nouvelle, bien faite pour nourrir l’espérance.

C’est ce que nous apprend le livre de Jérémie. Son peuple était très fidèle aux dix paroles de sagesse que sont les commandements. Et voici que maintenant, ses concitoyens ne jurent plus que par l’or et l’argent, les bénéfices, les propriétés, les plaisirs, les succès. Prophètes et prédicateurs ne sont plus écoutés… le début d’une décadence. Le pays sera envahi par les troupes babyloniennes. Jérusalem réduite en ruines. Jérémie y verra un châtiment de Dieu pour cause de rupture de l’Alliance. Une trahison. Mais Dieu n’a pas besoin d’intervenir, car le règne de l’égoïsme conduit toujours à des drames. Le prophète finira évidemment en prison. Mais il pressent qu’un jour quelqu’un viendra rétablir le droit et la justice… En attendant, chacun doit concrètement y mettre du sien : balayer devant sa porte, rectifier sa conduite, renouveler son alliance avec Dieu, de manière à instaurer un autre genre de vie et faire naître peu à peu un autre monde. Non plus celui d’un égoïsme aveugle, mais un monde d’amour, de justice et de paix. C’est encore vrai aujourd’hui.

Voyez aussi au temps de Paul. Les premières communautés chrétiennes aspiraient avec impatience, mais très passivement et surtout naïvement, au retour imminent du Christ. Chacun étant persuadé qu’il vivrait assez longtemps pour l’accueillir. Paul, comme Jérémie, va les inviter, non pas à rêver, mais plutôt à progresser dans le bien. C’est d’abord à eux de bâtir patiemment un monde nouveau. D’autant plus que rien n’est prédit pour la période finale de l’Histoire.

Par contre, nous n’avons pas à nous étonner d’entendre Jésus utiliser les images populaires de son temps pour évoquer son propre retour. C’est-à-dire, en premier lieu, chaque fois qu’il vient d’une manière ou d’une autre, au cœur de notre quotidien. D’ailleurs, il ne s’agit pas d’une fin du monde ou de la destruction du monde, mais d’abord de la fin d’un certain monde, pour en bâtir un meilleur. Une mission qui est confiée à chaque génération chrétienne. Jésus ne nous invite pas à trembler, mais à l’écouter, à le fréquenter, à rester vigilants. Et donc, à ne pas nous laisser droguer par les tourbillons de la vie ou l’excès de préoccupations matérialistes, égoïstes et purement temporelles. Et surtout, à ne pas faire taire le cri des pauvres, des étrangers, des victimes de nos égoïsmes et de nos violences.

Il ne s’agit pas d’attendre passivement, nous dirait encore Paul aujourd’hui, ni d’imaginer la fin ultime du monde ou des mondes. Faisons d’abord des progrès là où nous sommes, dans notre famille, notre quartier, notre lieu de vie et de travail. Des progrès de quoi ? Le Dieu de Jésus Christ n’est-il pas "tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour" ? Voilà matière à composer un excellent programme pour l’Avent. Car, attendre le Christ, c’est déjà le concevoir dans la fidélité à l’Evangile et l’engendrer dans le dynamisme de la charité, de la solidarité et de la justice. L’urgence et l’essentiel, c’est de bâtir avec le Christ un monde plus humain, et donc plus solidaire. De grâce, n’attendons pas demain !

P. Fabien Deleclos, franciscain (T)

1925 - 2008

1 Thes 3, 12 – 4, 2 ; Lc 21, 25-36

17.11.2009

34e dimanche ordinaire B

Homélie du 34e dimanche ordinaire, B : Le Christ, Roi de l'Univers

Dn 7, 13-14 ; Ap 1, 5-8 ; Jn 18, 33-37

Qui dit roi, empereur, président ou tout simplement chef d'Etat, pense "pouvoir" et approuve l'avis de Valéry pour qui "le pouvoir et l'argent ont le prestige de l'infini". Aujourd'hui, invités à fêter le Christ, Roi de l'Univers, saisissons l'occasion pour tenter de découvrir quelque peu les liens et les oppositions, les ressemblances et les différences entre les royaumes de la terre et le Royaume de Dieu, entre la société politique et la communauté spirituelle.

Au temps de Jésus, les plus pieux des Juifs espéraient et attendaient la venue d'un Messie politico-religieux. Un leader capable de prendre la tête d'une organisation de libération de la Palestine, occupée à l'époque par les Romains.

Jésus, qui défendait les faibles et les opprimés, guérissait les malades et nourrissait les affamés, paraissait un candidat idéal. "Mais Jésus, sachant qu'on allait venir l'enlever pour le faire roi, se retira seul dans la montagne" (Jn 6, 15).

Ce genre de dérive se répète chaque fois que l'on confond cité terrestre et Royaume de Dieu. Chaque fois que l'on confond le pouvoir et le service.

Quand la liturgie nous invitait à chanter, en latin : "Le Christ est vainqueur, le Christ règne, le Christ commande", elle ne cautionnait pas et n'encourageait pas pour autant les aventures politiques de ceux qui proclamaient "Rex vaincra !".

Et cependant, interrogé par le pouvoir politique, Jésus affirme sa royauté. Une royauté qui est dans le monde, mais qui ne vient pas et qui n'est pas de ce monde. Le Christ n'est en concurrence avec aucun César. Il ne règne pas sur des Etats, des territoires, ou des nations, mais sur les cœurs qui l'accueillent librement.

Origène écrivait : "Le règne de Dieu vient sans qu'on puisse le remarquer. On ne dira pas : le voilà. Il est ici. Ou bien : Il est là. Car voilà que le règne de Dieu est au-dedans de vous. Et en effet, elle est tout près de nous cette Parole, elle est dans notre bouche et dans notre cœur". Même langage avec Augustin qui dit avec sagesse : "… C'est le fait de bien vivre dans le monde qui anticipe, hâte et concrétise déjà le Royaume de Dieu dans l'Histoire…".

Son Royaume s'établit dès ici-bas et durera jusqu'à la fin des temps. Mais il contiendra jusqu'à la moisson un mélange d'ivraie et de bon grain. Ce Royaume de Dieu est Bonne Nouvelle pour tous et il témoigne de la vérité et de la justice, de l'amour, de la miséricorde et de la paix. Le règne de Dieu est d'abord au-dedans de nous, non pour y être enfermé, mais pour rayonner. Le Christ est donc Roi et, contrairement aux puissants de la terre, c'est quand il est abandonné des siens, livré au tribunal, enchaîné et humilié, que Jésus reconnaît sa royauté, la justifie et en donne le sens. Le prophète dit la Vérité sur Dieu, sur l'être humain, sur le monde… il doit être exécuté !

Mais ce Royaume de Dieu qui n'est pas de ce monde, mais qui est bien dans le monde, n'invite pas à s'évader dans l'au-delà, ni à se réfugier dans la piété pure. Bien au contraire, comme le rappelle le concile Vatican II : "La politique est un aspect décisif de l'agir humain et elle ne peut donc être étrangère à la foi".

Déjà en 1927, le pape Pie XI avait scandalisé les bonnes âmes de son temps en déclarant avec netteté : "Le domaine de la politique est le champ de la plus vaste charité, la charité politique." Dieu ne fait pas de politique, il n'en est pas moins "au fondement des exigences éthiques de toute vie politique".

C'est pourquoi les chrétiens doivent contribuer à construire une cité terrestre la plus conforme possible à la dignité qu'il convient de reconnaître à tout être humain, image de Dieu.

La Bonne Nouvelle de Jésus Christ ne s'incarne pas seulement dans des chants et des prières, mais dans des actes et le vécu de l'existence sociale. C'est vrai que le message du Christ "transcende les frontières habituelles de la vie politique", mais en même temps "il s'insère pleinement dans ce qui la constitue".

Si donc je me déclare disciple du Christ qui est le défenseur des faibles, qui nourrit les affamés, qui rend justice aux opprimés…, je dois aussi m'en souvenir et le prouver dans l'anonymat de l'isoloir. Tout comme un chrétien, conscient de ses responsabilités de levain dans la pâte, ne peut se désolidariser de ses frères et sœurs humains en fuyant ses responsabilités par l'abstention, tel un Pilate se lavant les mains.

P. Fabien Deleclos, franciscain (T)

1925 - 2008

10.11.2009

Homélie du 33e dimanche ordinaire B

Homélie du 33e dimanche ordinaire B

Dn 12, 1-3 ; He 10, 11-14. 18 ; Mc 13, 24-32 

Sur tous les tons et dans toutes les langues, des experts de plus en plus nombreux nous prédisent des bouleversements planétaires. Il est vrai que des signes inquiétants se multiplient : fonte des glaciers, inondations spectaculaires, incendies ravageurs, les "canicules tueuses" (1)… sans oublier des épidémies qui provoquent de véritables hécatombes. Ce n’est pas pour autant une très prochaine fin du monde. D’autant plus que d’autres signes scientifiques, notamment, permettent d’espérer pour notre planète un long avenir de plus en plus surprenant. Par contre, il faut nous rappeler que chaque décès est déjà, pour la personne concernée, la fin de ce monde. Or, cette mort peut toujours nous surprendre. Qui que nous soyons. A n’importe quel âge. Et que dire alors de la mort du Christ et de sa résurrection, qui marquent aussi la fin d’un monde et l’inauguration d’un nouveau ? Les textes liturgiques de ce dimanche, nous invitent à méditer les différentes facettes de ce mystère.

L’extrait d’évangile a été appelé "l’Apocalypse de Marc". En bref, c’est un mot d’origine grecque, qui signifie "révélation". Il est surtout utilisé à propos de "révélations divines". Nous sommes dans le domaine de la littérature, le genre apocalyptique. Des textes inspirés, ou prétendus tels, qui visent, notamment à prédire la date de la fin des temps et la venue d’un " messie ". Le livre de Daniel est l’un des premiers exemples du genre. A l'époque où se développe une littérature de divination : c’est-à-dire l’astrologie, la magie, le spiritisme, les prédictions. C’est là que l’on retrouve les mêmes questions que celles d’aujourd’hui, dans toutes les cultures et dans toutes les religions. Quand le monde ou les mondes vont-ils disparaître ? Qui sortira vainqueur ? le bien ou le mal ? D’où, un vocabulaire, un style particulier et des images semblables : éclipses de soleil ou de lune, apparitions d’anges ou de démons, bouleversements cosmiques, tremblements de terre et inondations, qui viennent illustrer le message.

L’apocalypse de Jean, elle, c’est autre chose. Le langage et les images sont identiques, mais il s’agit-là d’un texte mystique d’inspiration spécifiquement chrétienne.

Quand Marc a mis au point son récit, il a, évidemment, fait écho à la situation et aux problèmes de son temps. Une période très agitée, où l’angoisse est généralisée. Jésus, par exemple, avait déjà fait allusion à la prochaine ruine du Temple. A l'époque de Marc, les chrétiens de Rome subissent une violente persécution. Aujourd’hui, Marc aurait évoqué les terribles ravages du Sida, les génocides, le cataclysme des inondations et des famines, les tsunami, les bombes vivantes. Il aurait cité les témoignages des rescapés des attentats aveugles. En ce temps-là, comme aujourd’hui et en d’autres temps, il y avait aussi de faux prophètes, des intégristes et des révolutionnaires fondamentalistes, prêts à tout.

Mais la clé de cet évangile, c’est la comparaison du figuier. En plein hiver, les premières pousses annoncent le printemps, qui sera suivi de l’été. Nous sommes donc invités à discerner dans les situations les plus tragiques quelques signes de l’été qui approche. Ainsi, jadis, on vénérait le soleil, la lune, les étoiles, comme les dieux. Avec la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le vieux monde de l’idolâtrie païenne doit disparaître pour faire place à un monde nouveau. Ce qui n’a rien à voir avec une fin catastrophique. Jésus invite simplement à la vigilance. C’est-à-dire rester en tenue de service, garder l’œil ouvert, ne pas se démobiliser, ne pas s’endormir. Inutile donc d’entretenir l’obsession de "la fin du monde". Le monde ancien s’en va, écrivait Gérard Bessière, et le monde nouveau naît à tout moment, chaque fois qu’il y a plus d’amour, de solidarité et de justice. C’est à nous d’humaniser la terre pour humaniser la vie. A nous d’être des pierres vivantes pour un monde nouveau. A chaque instant, nous pouvons y contribuer.

Alors, n’attendons pas demain, arrêtons de gémir, mettons-nous à l’œuvre, qui que nous soyons et tels que nous sommes. Jusqu’à présent, je n’ai rien fait, disait un jour François d’Assise. Aujourd’hui, je commence.

(1) "Il était une fois la canicule", roman, Michelle d'Astier de la Vigerie, Sarment/Jubilé 2005, 14 €.

P. Fabien Deleclos, franciscain (T)

1925 - 2008

03.11.2009

Homélie du 32e dimanche ordinaire B

Homélie du 32e dimanche ordinaire B

1 R 17, 10-16 ; He 9, 24-28 ; Mc 12, 38-44

Dans le match qui oppose Jésus aux scribes, il ne faut pas nous considérer comme des spectateurs qui comptent les coups et qui se réjouissent de voir des vaniteux et des prétentieux recevoir une volée de bois vert… Jésus prend un exemple. Mais, au-delà de la catégorie des scribes, qui sont les scientifiques et interprètes officiels des Ecritures, il vise tous ceux qui, de près ou de loin, leur ressemblent… Et qui oserait dire honnêtement qu'il est toujours et totalement étranger à ce portrait et à ce comportement ?

Ici, Jésus menace d'une sévère condamnation, non pas des gangsters ou des assassins, mais des croyants, pratiquants très cultivés qui, tout en étant pieux, veulent partout se mettre en valeur. Par leurs toilettes et leurs vêtements luxueux, ils cherchent à éblouir les passants, ils mendient l'admiration du public, ils sont infiniment soucieux de leur image de marque et cultivent avec soin leur réputation mondaine. De plus, ils se battent pour les préséances, les honneurs, les premières places sur la liste des donateurs ou même dans les dîners… Leur vie quotidienne et leurs relations humaines sont bien souvent empoisonnées par des vanités et des susceptibilités très puériles.

Avec cela, ils sont avares, rapaces, impitoyables et sans cœur quand il s'agit de leurs sous… Et tant pis pour la justice… Ils sont même capables de s'enrichir au détriment des plus pauvres. L'argent n'a pas d'odeur.

Mais il n'y a pas que les scribes qui ont besoin de mise en garde et d'examen de conscience… Les croyants pratiquants les plus généreux de leurs biens temporels ne doivent pas se faire trop d'illusions sur la qualité de leur générosité… Voyez, dit Jésus, beaucoup de gens riches donnent de grosses sommes, des billets bleus, des billets verts… C'est très bien. Mais ils ont puisé dans leur superflu. Voyez cette pauvre veuve, et donc, à l'époque, sans traitement, sans pension, sans travail, sans indemnité. Elle est, au temps de Jésus, le symbole de la faiblesse, de la solitude, de l'insécurité. Une marginale ! Elle dépose deux leptes, les plus petites pièces de la monnaie alors en circulation. Quelques centimes. Mais elle les a pris sur sa misère, sur son minimum vital, sur son nécessaire… Et voilà, dit Jésus, la plus généreuse. Une grande dame !

Nous retrouvons le même avertissement, la même leçon, dans la première lecture. Ici, l'exemple est encore plus percutant, car la veuve fait partie d'une nation ennemie, et elle n'est même pas croyante… Non seulement elle est pauvre, mais c'est une période de famine et celui qui lui tend la main est un étranger et un ennemi de sa race.

Dans les deux cas, ce qui est souligné et loué, ce n'est pas la foi, c'est la qualité du cœur, totalement ouvert et capable de prendre des risques : toutes deux ont donné leur vie, comme Jésus la donnera lui-même. Un amour qui prend les risques du don total et qui ne calcule pas… La confiance l'emporte sur la peur.

L'Evangile ne nous donne pas de solutions toutes faites. Mais nous sommes, vous et moi, de ces gens qui fréquentent le Temple, qui participons aux offrandes et aux partages. Nous ne connaissons pas la famine, mais nous vivons en période de crise… Il y a ceux qui ont à peine le nécessaire, d'autres qui bénéficient de larges superflus..

Moi, je n'ai de leçon à faire à personne. Nous avons tous à méditer ces exemples et les durs avertissements qui les accompagnent. On nous donne même des païens en exemple. Il y a matière à réflexion, et pas seulement pour aujourd'hui.

Ne cherchons pas trente-six bonnes excuses pour éviter l'affrontement et nous réfugier dans la fuite !

P. Fabien Deleclos, franciscain (T)

1925 - 2008

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